L'Hebdo #170: Comment les marchés résistent malgré les tensions géopolitiques et le paradoxe d'un or en recul malgré les tensions géopolitiques

📈 Les news qui ont fait bouger les marchés cette semaine

1. Escalade militaire au Moyen-Orient : le détroit d'Ormuz paralysé, les cours du Brent s'envolent

Le conflit entre Israël et l'Iran a pris une tournure critique avec des attaques ciblées sur les infrastructures énergétiques stratégiques. Les forces israéliennes ont frappé le champ gazier South Pars qui représente 70% de la production iranienne, tandis que Téhéran a riposté en endommageant le complexe qatari de Ras Laffan, plus grande usine mondiale d'exportation de GNL, ainsi que des sites pétroliers en Arabie saoudite, aux Émirats et au Koweït. Le détroit d'Ormuz, passage obligé pour une part majeure des exportations pétrolières mondiales, reste totalement bloqué. Face à cette situation, les grands producteurs réduisent leur production de plusieurs millions de barils par jour pour éviter la saturation de leurs capacités de stockage. Le Brent bondit à 112$ (+8,23%) avec un pic à 118$, tandis que le WTI américain reste sous les 100$ à 96$, reflétant un écart de prix historique entre les deux références mondiales. Pour les investisseurs, cette flambée des prix énergétiques ravive le spectre de pressions inflationnistes majeures et d'un ralentissement économique, particulièrement en Europe, plus dépendante du pétrole moyen-oriental. Sans cessez-le-feu rapide et réouverture du détroit, le risque de récession mondiale s'intensifie dangereusement.

2. Comportement paradoxal de l'or : le métal jaune plonge de 10% malgré les tensions géopolitiques

Dans un retournement contre-intuitif, l'or s'effondre de 10,12% à 4 492$ l'once, perdant son statut traditionnel de valeur refuge. Cette chute s'explique par un phénomène de "deleveraging" massif : les investisseurs sont contraints de liquider leurs positions sur l'or pour répondre aux appels de marge liés à la volatilité extrême des marchés et aux tensions sur les marchés obligataires. Le rendement du 10 ans français frôle ses sommets de 2023 à 3,02%, tandis que son équivalent américain franchit la barre des 4,30%. La flambée des prix de l'énergie ravive les craintes d'une nouvelle accélération de l'inflation mondiale, ce qui renforce le dollar américain et pénalise directement les métaux précieux et industriels. Le cuivre subit sa plus forte perte hebdomadaire depuis près d'un an à Londres, reculant d'environ 5% à 12 146$ la tonne. Pour l'investisseur, ce comportement inhabituel de l'or signale une période de stress extrême sur les marchés où même les actifs traditionnellement défensifs ne sont pas épargnés. Cette configuration où "tout baisse ensemble" caractérise les phases de panique et de recherche urgente de liquidités, rendant quasi impossible toute diversification efficace à court terme.

3. Les banques centrales piégées entre inflation énergétique et ralentissement économique

La Fed et la BCE se retrouvent dans une impasse stratégique face à la nouvelle envolée des matières premières. La Réserve fédérale américaine pourrait opter pour un statu quo complet en 2026, abandonnant toute perspective de baisse de taux, tandis que la Banque centrale européenne envisage même de relever ses taux face au bond attendu de l'inflation. Les incertitudes demeurent très élevées car cette flambée énergétique accroît simultanément les pressions inflationnistes et réduit les marges de croissance économique, plaçant les banquiers centraux face au pire des scénarios : la stagflation. Les marchés actions ont sanctionné cette paralysie monétaire avec des chutes généralisées : CAC 40 -3,11% à 7 665 points, Stoxx Europe 600 -3,79%, S&P 500 -1,9% et Nikkei -1%. La volatilité devrait rester extrêmement élevée jusqu'à mi-avril, date des premiers résultats d'entreprises du 1er trimestre qui permettront de mesurer l'impact réel du conflit sur l'économie réelle. Les investisseurs n'ont actuellement "pas beaucoup de branches auxquelles se raccrocher", selon l'analyse, avec des weekends qui apportent leur "lot de mauvaises surprises". Pour naviguer cette période, la prudence maximale s'impose avec une exposition réduite aux actifs risqués et un focus sur les secteurs défensifs et les entreprises capables de répercuter la hausse des coûts énergétiques.

­

📰 Le dossier de la semaine : Choc pétrolier et dilemme des banques centrales : comment les marchés résistent malgré les tensions géopolitiques

Les tensions au Moyen-Orient provoquent depuis quatre semaines une forte volatilité sur les marchés mondiaux, avec des cours du pétrole qui flambent et des indices boursiers qui vacillent. Le baril de Brent a brièvement retrouvé ses sommets à 120 dollars, tandis que le WTI s'approche des 100 dollars, entraînant la première correction de 5% du S&P 500 cette année. Face à cette perturbation majeure des approvisionnements énergétiques, les banques centrales se retrouvent confrontées à un arbitrage délicat entre risques inflationnistes et ralentissement économique.

1) Un choc pétrolier d'ampleur inédite qui pèse sur la croissance

Les attaques récentes contre les infrastructures énergétiques du Moyen-Orient ont déclenché la plus importante perturbation jamais enregistrée sur les marchés pétroliers mondiaux. Cette flambée des prix agit comme une véritable taxe sur les consommateurs, amputant leur pouvoir d'achat et freinant leurs dépenses discrétionnaires. Chaque dollar supplémentaire consacré au carburant représente un dollar en moins pour d'autres achats. Sachant que la consommation des ménages représente près de 70% de l'activité économique américaine, un maintien prolongé des prix énergétiques à ces niveaux exercerait une pression significative sur la croissance. Toutefois, cette détérioration interviendrait dans un contexte où l'économie affiche une relative solidité, ce qui pourrait limiter l'impact. Sur le plan de l'inflation, la hausse des cours énergétiques alimente mécaniquement les indices de prix et complique considérablement la tâche des autorités monétaires.

2) Pourquoi la situation actuelle diffère fondamentalement des crises des années 1970

Malgré l'ampleur du choc pétrolier, plusieurs facteurs structurels distinguent radicalement la conjoncture actuelle de la stagflation observée dans les années 1970. Premièrement, l'énergie pèse aujourd'hui beaucoup moins lourd dans le budget des ménages, représentant environ 2% des dépenses totales contre 6% dans les années 1970-1980, ce qui limite l'impact direct sur le pouvoir d'achat. Deuxièmement, les États-Unis sont devenus exportateurs nets de pétrole depuis 2019, ce qui les isole davantage des chocs d'approvisionnement, même si l'Europe et l'Asie subissent de plein fouet la pénurie. Les producteurs de pétrole de schiste américains bénéficient même de ces prix élevés. Troisièmement, l'économie mondiale est désormais bien moins dépendante du pétrole qu'auparavant. Depuis 1950, la quantité d'énergie nécessaire pour produire une unité de PIB a chuté d'environ 70%, grâce aux gains d'efficacité et à la tertiarisation croissante de l'économie. Les prix élevés du pétrole restent pénalisants, mais leur impact macroéconomique s'avère considérablement atténué.

3) Trois scénarios pour naviguer dans l'incertitude

Face à l'imprévisibilité de la situation, trois trajectoires peuvent être envisagées selon l'évolution des cours pétroliers. 

Le scénario central, auquel on attribue une probabilité de 60%, table sur un pic temporaire du WTI entre 90 et 100 dollars avant un reflux vers 70-80 dollars d'ici la fin d'année. Les flux énergétiques à travers le détroit d'Ormuz resteraient contraints au moins durant une partie du deuxième trimestre avant de se normaliser progressivement. Dans cette configuration, l'inflation remonterait temporairement au-dessus de 3% avant de redescendre en 2026, la croissance ralentirait légèrement sans basculer en récession, et les autorités monétaires procéderaient à une seule baisse de taux en fin d'année. Les obligations resteraient dans leur fourchette actuelle et les actions américaines surperformeraient à court terme. 

Le scénario négatif, avec 30% de probabilité, verrait le pétrole grimper à 120 dollars ou plus et y demeurer plusieurs mois en raison de dommages durables aux infrastructures. L'inflation accélérerait vers 4%, le chômage augmenterait, et bien que l'économie éviterait la récession, les taux directeurs resteraient inchangés cette année avant plusieurs baisses en 2027. Les rendements obligataires monteraient initialement avant de chuter fortement, et le S&P 500 connaîtrait une correction de 10 à 15%. 

Enfin, le scénario optimiste, à 10% de probabilité, suppose une désescalade rapide ramenant le baril vers 70 dollars dans les prochaines semaines, permettant deux baisses de taux en seconde moitié d'année et un rebond des segments cycliques du marché comme les petites capitalisations et les actions internationales.

4) Les banques centrales entre attentisme prudent et surveillance des anticipations

Les autorités monétaires doivent aujourd'hui jongler entre les risques de dégradation du marché du travail et ceux d'une résurgence inflationniste. Historiquement, elles ont tendance à ignorer les poussées temporaires des prix pétroliers, mais après cinq années consécutives d'inflation supérieure aux objectifs, cette nouvelle flambée énergétique rend l'équation plus délicate. Lors de sa dernière réunion, la Réserve fédérale a maintenu ses taux inchangés dans la fourchette de 3,5 à 3,75%, tout en conservant la perspective d'une seule baisse supplémentaire cette année et d'une autre en 2027, bien que moins de membres anticipent désormais deux baisses ou plus. Les marchés obligataires ont pour leur part complètement évacué la possibilité de baisses cette année. Les prévisions de croissance ont été révisées à la hausse sur plusieurs horizons, reflétant notamment des gains de productivité plus élevés, tandis que les estimations d'inflation pour cette année ont été relevées à 2,7%, les années suivantes restant globalement stables. La banque centrale semble disposée à tolérer un sursaut ponctuel de l'inflation lié à l'énergie, d'autant que contrairement à 2022 lors de l'invasion russe en Ukraine, le marché du travail n'est plus en surchauffe, la politique monétaire n'est plus accommodante et les stimuli budgétaires sont modérés. L'évolution des anticipations d'inflation constitue la variable cruciale à surveiller dans les mois à venir. Pour l'instant, la hausse reste concentrée sur les mesures à court terme, tandis que les anticipations à long terme demeurent bien ancrées, ce qui, si le conflit reste limité dans le temps, devrait permettre une reprise de la désinflation et autoriser une baisse de taux en seconde partie d'année.

Bien que les cours pétroliers actuels aient déjà été atteints, voire dépassés, à plusieurs reprises ces quinze dernières années sans provoquer de récession, la solidité des fondamentaux économiques actuels offre une protection supplémentaire face à ce choc. La résilience globale de l'économie devrait tenir, la durée du conflit restant le facteur déterminant. Pour les investisseurs, tant que les prix pétroliers resteront élevés, le secteur énergétique, les grandes capitalisations américaines et la technologie offriront une relative protection, tandis qu'une normalisation rapide de la situation favoriserait les petites capitalisations, les valeurs décotées et les marchés internationaux. Les périodes de volatilité, aussi inconfortables soient-elles, offrent aux investisseurs de long terme l'opportunité de rééquilibrer leurs portefeuilles et de renforcer leurs positions sur des actifs de qualité à des valorisations plus attractives.

­

🏦 Investissement : Guerre en Iran : le paradoxe d'un or en recul malgré les tensions géopolitiques

Les investisseurs assistent à un phénomène aussi surprenant qu'inattendu sur les marchés des matières premières. Alors que l'or a longtemps incarné le refuge par excellence en période de crise internationale, le déclenchement de l'opération militaire américano-israélienne en Iran a provoqué l'exact opposé de ce que prévoyaient les observateurs. Le métal précieux, qui avait pourtant atteint des sommets historiques fin janvier, connaît depuis lors une chute spectaculaire qui remet en question son statut traditionnel de valeur refuge. Cette situation inédite interroge profondément les stratégies d'allocation patrimoniale et oblige à repenser la place de l'or dans les portefeuilles d'investissement face aux bouleversements géopolitiques actuels.

1) Une correction brutale qui défie la logique traditionnelle des marchés

L'effondrement du cours de l'or constitue un véritable choc pour les analystes financiers et les investisseurs habitués aux mécanismes classiques des marchés en temps de crise. Après avoir frôlé le seuil symbolique de 5 600 dollars l'once à la fin du mois de janvier, couronnant ainsi une période de hausse exceptionnelle, le métal précieux a entamé une descente vertigineuse dès le début des hostilités au Moyen-Orient. Le 19 mars, l'once s'échangeait à moins de 4 700 dollars, matérialisant une dépréciation de 12 % depuis le déclenchement du conflit et même de 17 % depuis son point culminant de fin janvier. Cette dynamique baissière apparaît d'autant plus paradoxale qu'elle intervient précisément au moment où l'instabilité géopolitique atteint des niveaux rarement observés depuis des décennies. Nicolas Cracco, directeur général de Gold Avenue, souligne que l'intuition naturelle voudrait que les périodes de guerre, représentant le summum de l'incertitude internationale, propulsent mécaniquement le cours de l'or vers le haut. D'ailleurs, cette logique semblait initialement se vérifier puisque le 2 mars, soit quelques jours seulement après le lancement de l'opération militaire, l'once avait même brièvement dépassé les 5 400 dollars, enregistrant un gain de 200 dollars par rapport à la veille du déclenchement des frappes, confirmant le réflexe instinctif des marchés de se tourner vers le métal jaune.

2) La suprématie retrouvée du dollar comme valeur refuge ultime

La situation s'est rapidement inversée lorsque les considérations macroéconomiques ont repris le dessus sur les réactions géopolitiques immédiates, provoquant un basculement complet de la dynamique des marchés. Le phénomène observé correspond en réalité à un schéma bien connu des analystes : en période de crise géopolitique majeure, le dollar américain réaffirme son statut de valeur refuge par excellence, éclipsant ainsi l'attractivité de l'or. Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marché chez IG France, explique que depuis le début du conflit, le billet vert s'est considérablement redressé face aux principales devises mondiales, illustrant cette fuite vers la sécurité monétaire américaine. La parité euro-dollar témoigne éloquemment de ce mouvement : alors qu'un euro s'échangeait contre 1,18 dollar à la fin février, cette même monnaie européenne ne vaut plus désormais que 1,15 dollar au 19 mars. Ce renchérissement du dollar exerce une double pression baissière sur le cours de l'or, créant un environnement défavorable au métal précieux. D'une part, le raffermissement du dollar s'accompagne systématiquement d'une progression des rendements obligataires du Trésor américain, rendant ces titres d'État plus attractifs pour les investisseurs. Entre le 3 et le 13 mars, le taux à dix ans américain a ainsi gagné 30 points de base pour graviter désormais autour de 4,3 %, traduisant l'anticipation par les marchés d'une possible poussée inflationniste, au moins temporaire, liée notamment à l'envolée des prix pétroliers. Cette situation incite mécaniquement les investisseurs à privilégier les obligations américaines, qui offrent des coupons réguliers, au détriment de l'or qui ne génère ni rendement ni dividende.

3) Des arbitrages complexes entre liquidité et protection patrimoniale

D'autre part, la libellé en dollars de l'or sur les marchés internationaux crée un effet de renchérissement mécanique pour les investisseurs européens lorsque le billet vert s'apprécie, freinant ainsi la demande sur le Vieux Continent. Cette situation s'avère particulièrement délicate dans un contexte où les achats d'or avaient précédemment été stimulés par le climat d'incertitude entourant la politique américaine, qui avait alors détourné de nombreux investisseurs du dollar et des obligations d'État. La question se pose désormais de savoir si certains particuliers considèrent être déjà suffisamment exposés au métal précieux ou s'ils jugent simplement que le moment n'est plus opportun pour renforcer leurs positions. Les données du Comptoir national de l'Or illustrent cette prudence croissante : l'enseigne observe une baisse de plus de 14 % des achats d'or lorsqu'on compare les quinze jours précédant le conflit aux quinze derniers jours écoulés. Néanmoins, tous les acteurs du marché ne constatent pas la même tendance, révélant une segmentation importante des comportements selon les profils d'investisseurs. Nicolas Cracco rapporte ainsi que Gold Avenue enregistre au contraire une augmentation des achats de la part de sa clientèle privée depuis le début de la guerre en Iran, avec une progression de 40 % au niveau global et même de 50 % en France spécifiquement. Cet engouement des particuliers ne parvient toutefois pas à se traduire dans l'évolution des cours, démontrant que d'autres forces de marché exercent une influence bien plus déterminante. Parmi ces forces, la nécessité pour certains fonds d'investissement ou investisseurs spéculatifs de céder une partie de leurs avoirs en or afin de dégager de la liquidité représente un facteur majeur de pression baissière, ces acteurs cherchant à couvrir des positions déficitaires sur le marché actions frappé par la volatilité.

4) Perspectives divergentes entre turbulences à court terme et fondamentaux porteurs

Les analystes anticipent que ce besoin de liquidités n'est probablement pas encore totalement satisfait, laissant présager de nouvelles pressions vendeuses sur l'or dans les semaines à venir. Alexandre Baradez estime que les marchés n'ont pas encore connu toute la volatilité attendue, particulièrement aux États-Unis où les indices boursiers n'ont pas encore suffisamment corrigé par rapport à leurs homologues européens. Entre le 27 février et le 19 mars inclus, l'Eurostoxx a en effet reculé de 8,5 % et le CAC 40 de 9 %, tandis que de l'autre côté de l'Atlantique, le S&P 500 n'accusait qu'une baisse d'un peu plus de 4 % au moment de la clôture des bourses européennes. Pour un événement géopolitique de l'ampleur de cette guerre impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran, l'analyste d'IG France juge qu'une correction de 10 % à 15 % des indices américains ne paraîtrait pas aberrante, ce qui signifie que l'essentiel de la baisse pourrait encore être devant nous. Dans ce scénario, il envisage que l'once d'or reste durablement sous le seuil des 5 000 dollars à court terme. Nicholas Frappell, responsable mondial des marchés institutionnels pour ABC Refinery Australia Pty, partage cette prudence en soulignant que la vigueur du dollar combinée aux pressions accrues favorisant un resserrement monétaire des banques centrales des marchés développés dessinent une trajectoire particulièrement incertaine à court terme pour le métal précieux. Ces prévisions peuvent légitimement inquiéter les particuliers qui ont investi dans l'or à la toute fin janvier, au plus haut du marché, mais les perspectives à moyen et long terme apparaissent sensiblement différentes selon plusieurs experts. Nicholas Frappell nuance ainsi son analyse en relevant que si l'inflation augmente plus rapidement que les taux directeurs des banques centrales, la baisse résultante des taux réels pourrait favoriser l'or à moyen terme, créant un environnement plus propice à son appréciation une fois la phase de turbulence actuelle passée.

Au-delà des soubresauts provoqués par le conflit iranien et les risques de hausse des taux directeurs, les fondamentaux structurels du marché de l'or demeurent favorables sur le long terme. Le déséquilibre persistant entre une demande mondiale de 5 500 tonnes annuelles et une offre limitée à 4 500 tonnes crée une dynamique haussière durable, comme le souligne Guillaume Edery, directeur de l'offre financière à l'UFF. Les experts rappellent que l'or ne constitue pas un actif spéculatif de court terme mais une position stratégique de long terme, recommandant généralement d'y consacrer entre 5 et 20 % du patrimoine financier selon la perception des risques. Pour les investisseurs souhaitant néanmoins s'alléger temporairement sur le métal précieux, d'autres matières premières comme l'énergie, les métaux industriels ou les produits agricoles offrent des alternatives pour jouer la reprise économique anticipée après la réouverture du détroit d'Ormuz.

­

💸 Les annonces d’entreprises à noter de la semaine :

• Trustpilot : bénéfice annuel multiplié par quatre, porté par les outils IA ayant généré +1 490% de clics

• Springer Nature : revenus en hausse de 4,3%, accumule les recommandations favorables de Deutsche Bank et Barclays

• Exail : FCF supérieur aux attentes, confirme une croissance à deux chiffres pour 2026, annonce un programme de rachat d'actions

• Equinor : profite de la hausse des prix du gaz, annonce de bonnes perspectives de production après des découvertes récentes

• Commerzbank : spéculation sur une révision à la hausse des conditions de l'OPE d'UniCredit avec une prime de contrôle plus élevée

• Amplifon : acquisition de la division "hearing" de GN Store Nord jugée coûteuse, Barclays et Jefferies dégradent à neutre

• Inwit : abaisse ses prévisions 2026 après l'accord TIM-Fastweb sur la construction de 6 000 pylônes en Italie

• Indra Sistemas : Escribano Mechanical and Engineering se retire du projet d'acquisition

• Hermès : Oddo BHF révise à la baisse ses prévisions de résultats et ajuste l'objectif de cours

• Lumentum : présente une solution d'interconnexion optique révolutionnaire pour l'infrastructure IA, Morgan Stanley anticipe une hausse de la demande

• Ciena : présente lors de l'OFC 2026 des innovations redéfinissant les réseaux modernes pour les infrastructures IA

• Tencent Music : annonce une baisse de 5% des utilisateurs et une hausse des coûts, JP Morgan et Benchmark Company abaissent à neutre

­

Source : Les Echos, Investir, Investing, ZoneBourse, Reuters, ABC Bourse

Suivant
Suivant

L'Hebdo #169: La volatilité des marchés face à l'incertitude géopolitique croissante et vos obligations sont-elles menacées par l'escalade militaire