L'Hebdo #180 : Les chiffres de l'emploi américain inquiètent les marchés et la hausse des taux des crédits immobiliers

📈 Les news qui ont fait bouger les marchés cette semaine

1. L'intelligence artificielle dicte toujours le tempo

Les marchés mondiaux ont achevé mai sur une note spectaculaire. Le MSCI World a progressé de 5,6% sur le mois, après déjà +10,2% en avril, signant sa meilleure séquence sur deux mois depuis le rebond post-covid de 2020. Derrière cette performance, un moteur unique : l'intelligence artificielle. Les indices boursiers se divisent désormais en deux catégories, ceux qui y sont exposés et ceux qui ne le sont pas suffisamment, ce qui explique par exemple que le KOSPI coréen ait plus que doublé depuis janvier pendant que le CAC 40 peinait à afficher +0,4%.

Les semiconducteurs ont définitivement pris le leadership que détenaient autrefois le luxe européen ou les GAFAM américains. STMicroelectronics a bondi de 15% en une séance après avoir annoncé des revenus dans les centres de données bien supérieurs aux attentes. Nokia a gagné 160% depuis janvier, OVH 126%. Aux États-Unis, le S&P 500 a enchaîné huit séances consécutives dans le vert et établi de nouveaux records en milieu de semaine. Côté valorisations, le tableau donne le vertige : Anthropic est valorisée à 965 Mds$ lors de son dernier tour de table et prépare son introduction en bourse, Alphabet a annoncé 80 Mds$ d'augmentations de capital pour rester dans la course, Samsung frôle les 1 500 Mds$ de capitalisation et Softbank confirme 75 Mds$ d'investissements dans l'IA en France, dépassant Toyota comme première capitalisation japonaise.

La semaine s'est toutefois terminée sur une note plus prudente. Les résultats de Broadcom, solides mais jugés insuffisamment flamboyants, ont déclenché une vague de prises de bénéfices : le titre a cédé près de 14% hors séance. CrowdStrike et Netskope ont subi le même sort, respectivement -11% et -20%, pénalisés par un marché qui n'accepte désormais plus l'exceptionnel et exige du hors norme. Ce repli sectoriel, le troisième épisode du genre depuis fin mars, n'a pour l'instant à chaque fois fait que renforcer les achats à suivre. Mais il rappelle que les valorisations atteintes laissent peu de marge à l'erreur.

2. Les banques centrales se préparent à durcir le ton

Le principal choc de la semaine est venu des chiffres de l'emploi américain publiés vendredi. L'économie américaine a créé 172 000 postes en mai, soit plus du double des 85 000 anticipés par le consensus. Le taux de chômage reste stable à un niveau faible. Ce rapport solide referme durablement la porte à toute baisse de taux de la Fed dans les prochaines semaines et renforce au contraire les probabilités d'un resserrement monétaire si les tensions inflationnistes venaient à s'aggraver. Les marchés obligataires ont immédiatement réagi, les rendements se tendant brutalement après la publication : le taux américain à 10 ans évolue au-dessus de 4,44% et son homologue allemand tient les 2,90%.

En Europe, l'inflation a été confirmée à 3% sur un an en mai dans la zone euro, plaçant la BCE face à un dilemme classique : soutenir l'activité en maintenant les taux, ou les relever pour juguler la hausse des prix au risque de freiner la croissance. Les économistes anticipent une hausse de taux lors de la réunion de jeudi prochain, qui sera l'événement majeur de la semaine à venir. Au Japon, le gouverneur de la Banque du Japon a clairement laissé entendre qu'une hausse de taux interviendra à l'issue de la réunion du 16 juin.

La persistance de la fermeture du détroit d'Ormuz, désormais dans son quatrième mois, alimente ce contexte inflationniste. Le baril de Brent se maintient autour de 92 à 94 $, loin des niveaux qui permettraient de détendre l'atmosphère. Les patrons d'Exxon et de Chevron ont alerté sur des stocks pétroliers très bas, susceptibles de faire flamber les prix bien au-delà des niveaux observés au printemps. Dans ce contexte, un cessez-le-feu conditionnel entre Israël et le Liban a apporté une légère accalmie en milieu de semaine, mais la région reste une poudrière et le détroit demeure fermé. La Fed comme la BCE sont donc contraintes de jongler entre le risque inflationniste importé et la nécessité de ne pas casser une dynamique économique par ailleurs encore robuste.

3. Le bitcoin en crise pendant que SpaceX prépare son introduction en bourse

Le bitcoin traverse sa pire passe depuis au moins dix ans. La cryptomonnaie a cédé environ 15% sur la seule semaine écoulée, repassant sous les 62 000 $ vendredi, soit une perte de plus de 33% depuis le début de l'année après avoir dépassé 125 000 $ fin 2025. Le déclencheur immédiat a été symbolique autant que financier : Michael Saylor, autoproclamé acheteur perpétuel de bitcoin, a cédé quelques jetons via sa société Strategy. La quantité vendue est infime au regard du portefeuille total, mais le geste a suffi à ébranler la confiance d'un marché qui avait bâti une partie de sa conviction sur l'image d'un acheteur intarissable. Dans le même temps, les ETF bitcoin enregistrent des sorties nettes plutôt que des entrées, signe d'une désaffection plus structurelle.

Les raisons de fond sont multiples. La corrélation du bitcoin avec les marchés actions s'est renforcée, lui faisant perdre son statut d'actif décorrelé. Les stablecoins et d'autres cryptomonnaies gagnent du terrain au sein de l'écosystème et réduisent progressivement sa domination. Surtout, les flux d'investissement qui portaient le bitcoin se détournent vers de nouvelles destinations jugées plus prometteuses : les valeurs liées à l'IA, les fabricants de semiconducteurs, et les grandes introductions en bourse qui se profilent.

C'est là que réside le contraste le plus frappant de cette fin de semaine. Pendant que le bitcoin plonge, SpaceX prépare son entrée en bourse sur la base d'une valorisation stratosphérique, et les grandes banques d'affaires de Wall Street rivalisent d'enthousiasme dans leurs commentaires sur l'opération. OpenAI et Anthropic devraient suivre dans les prochains mois. Le message implicite envoyé par ces introductions est clair : le capital se concentre désormais sur la promesse technologique de l'IA, reléguant le bitcoin au rang d'actif moins porteur d'un récit suffisamment puissant pour capter les flux. Drôle de renversement pour une cryptomonnaie qui semblait encore il y a peu incarner l'avenir de la finance.

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📰 Le dossier de la semaine : Marché de l'emploi américain, une bonne nouvelle qui inquiète les marchés

Le rapport sur l'emploi américain de mai 2026 a surpris par sa vigueur, confirmant une accélération marquée des créations de postes. Paradoxalement, cette bonne nouvelle a provoqué une correction brutale sur les marchés actions et obligataires. Derrière cette réaction en apparence contradictoire se lisent des inquiétudes bien réelles sur l'inflation, la politique monétaire et l'avenir du cycle haussier. Décryptage.

1. Un marché de l'emploi en nette accélération

Après une année 2025 marquée par un quasi-arrêt des embauches, le marché du travail américain a changé de vitesse en 2026. Le dernier rapport sur l'emploi privé fait état d'une moyenne sur trois mois de 166 000 créations de postes, soit le meilleur niveau enregistré depuis plus de trois ans. Sur les cinq premiers mois de l'année, l'économie américaine a généré plus de 500 000 emplois, soit près du double de ce qui avait été créé sur l'ensemble de l'année précédente.

Ce qui rend cette reprise particulièrement significative, c'est son caractère transversal. Environ un emploi sur cinq provient du secteur des biens, avec des créations notables dans la construction, l'industrie manufacturière et l'extraction minière. Dans les services, les gains se répartissent largement entre les services aux entreprises, l'hôtellerie et la restauration, les transports et le commerce de détail. Il est possible que la proximité de la Coupe du Monde ait dopé certains de ces chiffres, notamment dans le secteur de l'hospitalité. Mais même en tenant compte de cet effet ponctuel, la dynamique d'ensemble témoigne d'une amélioration durable et bien ancrée du marché du travail.

Cette reprise tombe à un moment opportun pour le consommateur américain. Les revenus disponibles ont été comprimés par la flambée des prix de l'énergie, accusant une baisse de 4 % en rythme annualisé sur les trois derniers mois. Si les baisses d'impôts et la mobilisation de l'épargne ont jusqu'ici amorti l'impact sur les dépenses, une amélioration soutenue de l'emploi permettrait de remettre la consommation des ménages sur des bases plus solides et plus durables.

2. La Fed face à une équation insoluble : croissance, inflation et géopolitique

Paradoxalement, ce rapport solide a provoqué une correction marquée sur les marchés. La raison est simple : les investisseurs craignent qu'un marché du travail trop vigoureux ne pousse la Réserve fédérale à relever ses taux d'intérêt. Les marchés monétaires intègrent désormais au moins deux hausses de taux de 25 points de base d'ici fin 2027, une évolution considérable par rapport aux multiples baisses qui étaient anticipées en début d'année.

Il est important de nuancer ce signal. L'économie ne surchauffe pas : malgré l'accélération des embauches, le taux de chômage est resté stable ces derniers mois et la croissance des salaires continue de se modérer. Les gains de postes observés ne sont pas encore de nature à créer des tensions inflationnistes par le biais du marché du travail lui-même. Ce que le rapport invalide en revanche, c'est l'argumentaire en faveur d'un assouplissement monétaire rapide. En décembre dernier, l'ancien président de la Fed Jerome Powell notait encore que le marché du travail s'était assoupli, ce qui justifiait des projections de baisses de taux pour 2026. Avec plus de 500 000 emplois créés depuis, ce diagnostic appartient clairement au passé.

La situation est rendue encore plus complexe par le contexte géopolitique. Les espoirs d'un accord de paix entre les États-Unis et l'Iran ont été une nouvelle fois douchés, et le détroit d'Ormuz reste fermé, prolongeant le choc sur les marchés énergétiques mondiaux. Ce contexte fait peser un risque d'inflation supplémentaire, difficile à anticiper et encore plus difficile à piloter pour une banque centrale.

C'est dans ce contexte que Kevin Warsh prend les commandes du comité de politique monétaire de la Fed pour sa première réunion en juin. Le nouveau président avait jusqu'ici plaidé pour des taux plus bas, estimant que les gains de productivité liés à l'intelligence artificielle pèseraient sur l'inflation à moyen terme. Ce scénario reste valide à long terme, mais il ne peut pas dicter la décision immédiate. Le scénario central reste celui d'un maintien des taux au niveau actuel, avec un message équilibré laissant ouverte la possibilité d'une hausse si l'inflation venait à s'aggraver de façon plus persistante, tout en confirmant qu'une baisse resterait envisageable dès que les prix se normaliseraient. La barre pour un resserrement effectif demeure élevée.

3. Ce que cela signifie pour les portefeuilles

La correction des marchés actions après la publication du rapport sur l'emploi mérite d'être relativisée. Un marché du travail plus solide est structurellement une bonne nouvelle pour les résultats des entreprises et pour la durabilité de la croissance économique. Lorsque la hausse des taux est motivée par l'amélioration des fondamentaux plutôt que par une inflation incontrôlée, son effet négatif sur les valorisations boursières est généralement plus limité et plus temporaire.

Plus intéressant encore, une reprise de l'activité économique plus large pourrait favoriser un rééquilibrage du leadership de marché. Les valeurs liées à l'intelligence artificielle ont nettement surperformé ces derniers mois, portées par des résultats du premier trimestre supérieurs aux attentes. Mais des signes d'essoufflement sont apparus : des résultats décevants d'un acteur majeur des semi-conducteurs ont suffi à faire chuter le Nasdaq de 4 % en une seule séance. Une amélioration des bénéfices dans des secteurs plus larges de l'économie, conjuguée à des valorisations plus raisonnables dans les moyennes capitalisations et les marchés internationaux, pourrait inciter les investisseurs à diversifier leurs expositions au-delà des grandes capitalisations technologiques.

Sur le compartiment obligataire, la réaction des marchés semble plus justifiée. Dans un environnement où le risque de hausse des taux est réel, les obligations à longue duration restent vulnérables. En revanche, les maturités courtes offrent désormais une prime de rendement attractive par rapport aux liquidités : le bon du Trésor américain à deux ans procure actuellement un supplément de rendement de 50 points de base par rapport aux instruments de trésorerie à court terme, sans nécessiter de prendre un risque de taux significatif. C'est dans ce segment que se trouve, pour l'instant, le meilleur rapport rendement-risque du marché obligataire.

Le marché de l'emploi américain envoie un message globalement positif sur la santé de l'économie. Mais dans le contexte actuel, cette vigueur crée une nouvelle source d'incertitude pour les banques centrales et les marchés financiers : elle réduit l'espace pour un assouplissement monétaire tout en maintenant une pression inflationniste que la géopolitique pourrait encore amplifier.

Pour les investisseurs, la bonne approche consiste à ne pas sur-réagir aux mouvements de court terme et à garder le cap sur les fondamentaux. La solidité du marché du travail soutient les bénéfices des entreprises et justifie un maintien des expositions actions, en favorisant une diversification progressive au-delà des seules valeurs technologiques. Sur la partie obligataire, les maturités courtes offrent un point d'entrée attrayant dans un environnement de taux appelé à rester élevé plus longtemps que prévu. La prudence s'impose sur la duration, mais l'attentisme total n'est pas davantage justifié.

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🏠 Immobilier : Crédit immobilier, une nouvelle hausse des taux se profile d'ici la fin de l'année

Après une année 2025 marquée par une relative stabilité, les taux des crédits immobiliers sont repartis à la hausse depuis janvier 2026. L'observatoire BPCE anticipe une poursuite de ce mouvement d'ici à la fin de l'année, sous l'effet conjugué des tensions sur les taux souverains français et du choc géopolitique au Moyen-Orient. Pour les ménages comme pour les investisseurs, les conséquences sont déjà perceptibles.

1. Des taux repartis à la hausse sous la pression des marchés obligataires

Tout au long de l'année 2025, les taux des nouveaux crédits immobiliers avaient affiché une relative stabilité, s'établissant à 3,14 % en moyenne en fin d'année. Cette accalmie s'est interrompue dès janvier 2026, avec une première remontée portant le taux moyen à 3,22 % en mars. Selon les projections de l'observatoire BPCE publiées début juin, ce mouvement devrait se poursuivre pour atteindre 3,43 % en moyenne d'ici à la fin de l'année.

Cette évolution s'explique en grande partie par la tension sur les taux souverains français. Le choc géopolitique provoqué fin février par la guerre au Moyen-Orient a brutalement dégradé l'environnement financier. Le taux de l'OAT à 10 ans, qui évoluait autour de 3,2 % fin février, a frôlé les 3,9 % le 27 mars, son plus haut niveau depuis 2009. Depuis, il s'est légèrement détendu mais se maintient à un niveau élevé, à 3,75 % début juin. Or les banques empruntent elles-mêmes sur les marchés à des conditions proches de ce taux souverain pour financer une partie des crédits qu'elles accordent aux particuliers. Toute hausse du coût de cette ressource se répercute mécaniquement sur les conditions offertes aux emprunteurs.

Le modèle utilisé par BPCE intègre deux indicateurs principaux : le taux de l'OAT à 10 ans pour mesurer le coût de la ressource longue, et l'Euribor 3 mois pour la ressource à court terme. Sous l'hypothèse d'un Euribor à 2,26 % et d'une OAT à 3,77 % en fin d'année, le taux moyen des crédits immobiliers devrait donc progresser de près de 20 points de base supplémentaires d'ici à décembre.

2. Un marché résidentiel fragilisé par la perte de confiance des ménages

Ce renchérissement du crédit intervient dans un contexte déjà difficile pour le marché immobilier résidentiel. Sur les dix dernières années, près de 80 % des transactions immobilières ont nécessité le recours à un financement bancaire, ce qui rend le marché particulièrement sensible aux conditions de taux. La remontée en cours n'est donc pas sans conséquences sur l'activité transactionnelle.

Les intentions d'achat des ménages français restent pour l'heure difficilement lisibles. Les données de l'INSEE montrent des signaux contradictoires, sans tendance claire qui se dégage. Cette hésitation reflète un double phénomène : la perte de pouvoir d'achat liée à l'inflation, qui comprime les capacités de remboursement, et la remontée du taux de chômage sur un an, qui érode la confiance nécessaire pour s'engager dans un projet d'acquisition sur le long terme. Se projeter dans l'achat d'un bien immobilier suppose une stabilité professionnelle et financière que beaucoup de ménages peinent à percevoir dans l'environnement actuel.

L'observatoire BPCE rappelle par ailleurs qu'une hausse d'un point de pourcentage des taux d'intérêt s'accompagne en moyenne d'une baisse de 6 points du taux de recours au crédit et d'une diminution de près de 4 points du montant emprunté par transaction. Le repli de la demande de crédit déjà constaté sur la première partie de l'année devrait donc s'accentuer au second semestre si les taux continuent de progresser comme anticipé.

3. Des profils d'emprunteurs qui se recomposent en profondeur

L'impact de la hausse des taux ne se distribue pas uniformément selon les catégories d'acheteurs. Les primo-accédants, qui empruntent sur les durées les plus longues, ont quasiment atteint le plafond réglementaire en matière de durée de financement, ce qui réduit leur marge de manoeuvre pour absorber une charge de remboursement plus élevée. Cette catégorie est la plus exposée à un resserrement des conditions de crédit.

Les secundo-accédants, de leur côté, ont progressivement évolué vers des profils à revenus plus élevés, disposant d'un apport personnel plus conséquent. Ce glissement reflète une forme de sélection naturelle du marché : dans un environnement de taux plus élevés, seuls les ménages les mieux dotés en capital initial restent en capacité de concrétiser un projet d'acquisition dans des conditions acceptables.

La situation est particulièrement frappante du côté des investisseurs en immobilier locatif, qui empruntent en général sur des durées plus courtes, proches de vingt ans. Ces profils enregistrent à la fois une forte baisse de l'emprunt moyen et une réduction de l'enveloppe totale investie. La rentabilité locative, déjà sous pression dans de nombreuses villes françaises du fait de la hausse des prix et des contraintes réglementaires, se voit encore davantage grevée par le coût de financement, ce qui conduit un nombre croissant d'investisseurs à réduire leurs ambitions ou à différer leurs projets.

La trajectoire des taux de crédit immobilier pour la fin 2026 est désormais tracée : une nouvelle hausse, modérée mais significative, vers 3,43 % en moyenne, dans un marché déjà fragilisé par l'inflation, la hausse du chômage et les incertitudes géopolitiques. Cette dynamique ne constitue pas un choc brutal comparable à celui de 2022-2023, mais elle prolonge une période de contrainte pour l'ensemble des acteurs du marché résidentiel.

Pour les acquéreurs potentiels, chaque mois de retard dans la décision d'achat représente un risque de se retrouver face à des conditions de financement moins favorables. Pour les investisseurs locatifs, la question de la pertinence du levier bancaire dans un environnement de taux élevés mérite d'être reposée avec soin, en intégrant les nouveaux paramètres de rentabilité nette. Et pour les conseillers patrimoniaux, ce contexte appelle à un accompagnement renforcé des clients dans la définition de leur stratégie d'investissement immobilier, en distinguant clairement les projets viables à court terme de ceux qui gagneraient à être ajustés ou différés.

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💸 Les annonces d’entreprises à noter de la semaine :

  • SoftBank annonce un investissement record de 75 milliards d'euros en France. Le groupe devient par ailleurs la première capitalisation japonaise devant Toyota.

  • Schneider Electric choisi par SoftBank pour son projet d'IA en France.

  • Peugeot (Stellantis) signale une croissance des commandes de véhicules électriques auprès des particuliers, dans un entretien à Bloomberg.

  • OPmobility et Yanfeng ont finalisé le renforcement de leur coentreprise chinoise YFPO.

  • Meta mise sur un pendentif IA et des vêtements connectés pour relancer son hardware, selon The Information.

  • Michael Dell annonce la réception du premier système Dell Technologies équipé de la puce Nvidia Vera Rubin NVL72.

  • Engie a obtenu un financement export d'un milliard d'euros avec une garantie d'Euler Hermes, destiné à soutenir ses projets de transition énergétique.

  • Alphabet prévoit de lever 80 milliards de dollars pour l'intelligence artificielle, Berkshire Hathaway s'engageant à y contribuer à hauteur de 10 milliards de dollars.

  • Arm Holdings annonce que ByteDance et Oracle utilisent ses processeurs pour centres de données.

  • Saab décroche une commande de 22 MUSD de l'US Army pour des kits de simulation de véhicules.

  • Palo Alto Networks relève ses objectifs grâce à la demande en cybersécurité liée à l'IA.

  • Shopify abonde son programme de rachat d'actions de 3 milliards de dollars.

  • SpaceX prévoit de placer 555,6 millions d’actions à 135 USD pièce, dans le cadre d’une introduction en bourse de 75 MdsUSD qui serait la plus importante jamais réalisée, selon Reuters.

  • Mitsubishi Heavy Industries et PFN scellent une alliance dans l'IA pour renforcer l'autonomie des infrastructures.

  • Rémy Cointreau vise une croissance de ses résultats dans le cadre de son plan de relance.

  • Wavestone publie ses résultats 2025/26 avec un résultat net en progression de +8%.

  • ASML, avec une capitalisation de 572 MdsEUR, renforce sa position de plus forte capitalisation boursière d'Europe et dépasse la marque historique de Novo Nordisk en 2024.

  • Eiffage remporte un contrat de 110 MEUR en Allemagne pour la construction de ponts et voies d'accès.

  • Alstom investit plus de 55 MUSD dans un centre de maintenance pour trains aux Etats-Unis.

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Source : Les Echos, Investir, Investing, ZoneBourse, Reuters, ABC Bourse

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