L'Hebdo #163 : Une pause sur les taux de la FED et quels gains échappent ou pas à la hausse de la CSG ?
📈 Les news qui ont fait bouger les marchés cette semaine
1. Dollar, taux et banques centrales, le fil rouge de la semaine
Le marché a passé la semaine à jongler avec un mélange assez explosif, une devise américaine très instable, des banques centrales scrutées à la loupe, et des signaux politiques qui changent vite. La baisse du dollar a été l’élément le plus visible, avec un EUR/USD qui a été vu autour de 1,20 à un moment, ce qui n’est pas anodin. Quand le billet vert bouge aussi fort, ça ne reste jamais “cantonné” au marché des changes, ça rejaillit sur les matières premières (cotées en dollars), sur les performances des investissements en dollars (ETF US par exemple), et même sur les arbitrages de politique monétaire en Europe, car un euro trop fort peut peser sur l’inflation importée et sur la dynamique économique.
Dans ce contexte, la Fed a fait ce que le marché attendait, statu quo sur les taux, et un discours qui revient à dire, l’économie tient, l’urgence est de ne pas se précipiter. L’intérêt s’est alors déplacé vers “l’après”, avec la question des prochaines réunions et surtout le sujet très politique de la succession de Jerome Powell. La perspective de voir Kevin Warsh prendre la tête de la Fed a été accueillie plutôt calmement, parfois même comme une option “moins extrême” que d’autres profils évoqués. Concrètement, cela a surtout joué sur les anticipations, si le futur patron est perçu comme moins enclin à baisser les taux agressivement, le dollar peut se raffermir, et les actifs qui avaient flambé sur la faiblesse du dollar (métaux précieux notamment) peuvent corriger vite.
Autre point de stress, la dette et le Japon. Les mouvements brusques sur le yen, et la spéculation sur une possible action des autorités pour calmer le marché, ont rappelé une chose aux investisseurs, le Japon n’est pas un sujet local. Entre le niveau de dette, la hausse graduelle des taux domestiques, et le rôle des épargnants japonais dans le financement mondial (obligations étrangères, carry trade), une tension là bas peut se propager rapidement à l’ensemble du marché obligataire international. Même si tout cela reste “potentiel”, ça suffit à maintenir une prime de prudence dans les portefeuilles.
2. Résultats d’entreprises et débat sur l’IA, des gagnants et des perdants très marqués
La deuxième grande information de la semaine, c’est que les marchés restent globalement solides, mais à l’intérieur, c’est le grand écart. La saison des résultats a réellement pris le pouvoir sur les indices, et les réactions ont parfois été violentes, y compris sur des méga capitalisations. Le sujet dominant reste l’intelligence artificielle, non pas l’idée qu’elle transforme l’économie, ça, tout le monde y croit, mais la question qui fâche, à quel moment les investissements massifs se traduisent en profits visibles.
C’est là qu’on comprend l’ambiance “deux salles, deux ambiances”. Microsoft a été sanctionné quand le marché a jugé que les dépenses IA restaient lourdes au regard du bénéfice immédiat, et que la croissance de certaines lignes d’activité, comme le cloud, ralentissait légèrement. Dans le même temps, Meta a mieux convaincu, car le marché a eu le sentiment que l’IA soutenait déjà les revenus publicitaires, donc avec une monétisation plus lisible. Résultat, on peut avoir la même semaine des chutes très fortes sur certains leaders technologiques, et des bonds spectaculaires sur d’autres, sans que cela dise que “la tech” va mal ou bien, ça dit surtout que les investisseurs deviennent exigeants sur la preuve par les chiffres.
On a aussi vu une fracture assez nette au sein de l’écosystème IA. D’un côté, les acteurs liés au matériel et aux infrastructures, semi conducteurs, mémoires, équipements, qui profitent directement de la demande, avec des publications parfois très bien accueillies. De l’autre, certains éditeurs de logiciels sont jugés plus vulnérables, car les outils IA peuvent accélérer la concurrence, comprimer les prix, ou déplacer la valeur vers les plateformes et les infrastructures. Cette divergence explique la volatilité, les indices peuvent “tenir” en apparence, mais les rotations sectorielles sont brutales. C’est typiquement un marché où on peut se tromper si on regarde seulement la performance d’un indice, car la dispersion interne est énorme.
En Europe, la semaine a aussi été marquée par des résultats qui font bouger les indices mécaniquement, quand un poids lourd chute, il peut tirer tout le marché, même si le reste va bien. L’exemple le plus parlant, c’est LVMH, dont la baisse a pesé sur le CAC 40. Autrement dit, la photographie “marché stable” masque en réalité un marché très nerveux à l’intérieur, où les publications dictent la tendance titre par titre.
3. Matières premières, valeurs refuges et crypto, emballement puis retour de bâton
Troisième point marquant, la volatilité s’est étendue bien au delà des actions. On l’a vu sur les matières premières, sur l’or et l’argent, sur le pétrole, et même sur les crypto actifs. Le scénario a été assez clair, au début, un cocktail d’incertitudes géopolitiques, de tensions commerciales, et de doutes sur les devises a poussé vers les actifs tangibles et les valeurs dites refuges. L’or et l’argent ont inscrit des records, et l’argent a particulièrement surperformé, car il a une double casquette, refuge et métal industriel, utile notamment dans l’écosystème des centres de données.
Puis la fin de semaine a rappelé la règle classique, quand un marché monte trop vite, la correction peut être brutale. Le rebond du dollar et le réajustement des attentes sur les taux ont déclenché des prises de bénéfices massives, avec une chute rapide des métaux précieux. Ce n’est pas forcément un signal que “la thèse refuge est morte”, c’est souvent une respiration après un mouvement trop vertical, mais ça montre à quel point les investisseurs sont nerveux et opportunistes, ils cherchent la protection, puis ils prennent leurs gains dès qu’un paramètre change.
Côté pétrole, la dynamique a été différente, la hausse a été soutenue par la dégradation des relations entre les États-Unis et l’Iran, donc par une prime de risque géopolitique. Dans ce genre de configuration, le marché regarde aussi les points de passage stratégiques, comme le détroit d’Ormuz, car le simple risque de perturbation suffit à tendre les prix. Et quand l’énergie monte, cela nourrit à son tour les débats sur l’inflation, et donc sur les taux, ce qui boucle la boucle avec la première information de la semaine.
Enfin, sur les crypto actifs, la semaine a été compliquée. Le bitcoin a reculé nettement, et les sorties sur les ETF spot ont été importantes sur certaines séances. Le message est assez simple, les crypto actifs aiment plutôt les périodes où les taux baissent, où la liquidité est abondante, où le climat géopolitique est plus calme, et où l’appétit pour le risque est fort. Là, on a eu l’inverse, incertitudes politiques, nervosité sur le dollar, questionnement sur la bulle potentielle autour de l’IA, et un marché qui redevient sélectif. Dans ce contexte, le bitcoin entraîne souvent le reste du marché crypto dans son sillage.
📰 Le dossier de la semaine : Réserve fédérale, une pause sur les taux, un nouveau visage à l’horizon
Après une fin d’année 2025 marquée par trois baisses consécutives des taux, la Réserve fédérale américaine ouvre 2026 sur un temps d’arrêt. Sans surprise, les taux directeurs sont maintenus stables, tandis qu’un changement important se profile à la tête de l’institution. La nomination de Kevin Warsh pour succéder à Jerome Powell introduit une nouvelle dynamique, potentiellement plus accommodante, même si le cadre institutionnel de la Fed limite toute rupture brutale. Dans le même temps, les marchés digèrent une saison de résultats solide et un environnement macroéconomique qui reste globalement porteur.
La Fed marque une pause après un cycle de baisse rapide
Le comité de politique monétaire de la Réserve fédérale a choisi de maintenir le taux des fed funds dans une fourchette comprise entre 3,5 % et 3,75 %. Cette décision intervient après trois baisses successives opérées à la fin de l’année précédente. Le message envoyé est clair, la banque centrale estime que l’économie américaine progresse à un rythme satisfaisant, soutenue par une consommation résiliente et par des investissements des entreprises encore bien orientés.
Le marché du travail, sans être flamboyant, montre des signes de stabilisation. Les créations d’emplois restent modestes mais les tensions observées en 2024 semblent s’atténuer. L’inflation, de son côté, ralentit mais demeure au-dessus de l’objectif de 2 %. La désinflation est devenue plus progressive, notamment en raison de la remontée de certains prix des biens, en partie liée aux droits de douane. Dans ce contexte, la Fed adopte une posture plus patiente, privilégiant l’observation des données à venir avant toute nouvelle décision.
Inflation et politique monétaire : un équilibre encore fragile
L’indicateur d’inflation privilégié par la Fed, l’indice des dépenses de consommation des ménages, montre un reflux graduel, porté par le ralentissement des prix des services. Les pressions inflationnistes liées aux biens devraient s’atténuer au fil de l’année, car une partie des hausses observées correspond à des ajustements ponctuels intervenus en 2025.
Si cette tendance se confirme, la banque centrale pourrait reprendre un cycle de baisse des taux dans le courant de l’année. L’idée n’est pas d’accélérer, mais d’ajuster progressivement la politique monétaire afin de converger vers une inflation plus proche de la cible, sans fragiliser une économie qui reste dynamique.
Kevin Warsh, un profil plus accommodant mais encadré
La nomination de Kevin Warsh à la présidence de la Réserve fédérale marque un tournant symbolique. Ancien membre du conseil des gouverneurs entre 2006 et 2011, il a été aux premières loges lors de la crise financière mondiale. Son discours laisse entrevoir une approche plus favorable à des taux bas, fondée sur l’idée que l’économie américaine entre dans une phase de gains de productivité durables, notamment grâce aux nouvelles technologies et à l’intelligence artificielle.
Warsh se distingue également par sa critique de la taille du bilan de la Fed, qu’il juge excessif après plusieurs cycles d’assouplissement quantitatif. Selon lui, une réduction du bilan pourrait compenser les effets inflationnistes de taux plus bas. Cette combinaison, taux accommodants et bilan en contraction, viserait à soutenir la croissance sans relancer durablement l’inflation.
Cela étant, l’influence du président de la Fed reste encadrée. Les décisions sont prises collectivement par un comité de douze membres, chacun disposant d’une voix. Cette architecture institutionnelle garantit une certaine continuité et limite les changements brusques d’orientation, même en cas de changement de leadership.
Une confirmation politique qui pourrait prendre du temps
Le processus de confirmation de Kevin Warsh par le Sénat pourrait s’étirer dans le temps. Des équilibres politiques fragiles et des tensions autour de dossiers en cours pourraient ralentir la procédure. Si la nomination n’était pas validée avant la fin du mandat de Jerome Powell en mai 2026, la vice-présidence assurerait l’intérim.
Dans tous les cas, la continuité institutionnelle est assurée. Même en cas de débats politiques, la Fed conserve des garde-fous solides, tant sur l’indépendance de ses membres que sur la collégialité de ses décisions.
Des entreprises solides, moteur principal des marchés
Parallèlement aux questions monétaires, la saison des résultats d’entreprises apporte un soutien tangible aux marchés. Les grandes valeurs technologiques ont globalement dépassé les attentes, confirmant une dynamique bénéficiaire robuste. Si certaines publications ont suscité des prises de bénéfices, notamment en raison de dépenses d’investissement élevées, la tendance d’ensemble reste positive.
Les bénéfices des entreprises américaines progressent à un rythme soutenu, et cette croissance tend à s’élargir à un nombre croissant de secteurs. Dans un environnement où les valorisations sont déjà élevées, cette progression des résultats constitue un élément central pour justifier la poursuite de la hausse des marchés actions.
Financement public et impact économique limité
Sur le plan budgétaire, un accord provisoire permettrait de prolonger le financement de l’État fédéral. Un blocage partiel reste possible à court terme, mais son impact économique serait probablement transitoire. Historiquement, ces épisodes entraînent surtout des reports d’activité plutôt qu’une destruction durable de la croissance.
Ce que cela signifie pour les investisseurs
Le statu quo monétaire ne remet pas en cause le scénario central d’une ou deux baisses de taux supplémentaires d’ici la fin de l’année. La politique monétaire se rapproche d’un niveau jugé neutre, laissant à la Fed la flexibilité nécessaire pour ajuster sa trajectoire en fonction de l’évolution de l’inflation et de l’emploi.
Dans ce contexte, l’écart de rendement entre les obligations et les placements monétaires pourrait s’accentuer. Les investisseurs très exposés au cash pourraient être incités à réallouer progressivement vers des obligations de qualité ou vers des actifs risqués cohérents avec leur horizon et leur tolérance au risque.
La diversification retrouve ici tout son sens. La combinaison de taux en baisse graduelle, de croissance résiliente et de bénéfices en hausse plaide pour une exposition équilibrée entre actions américaines, valeurs internationales et obligations sélectionnées.
La pause observée par la Réserve fédérale ne marque pas un tournant restrictif, mais une phase d’ajustement. La nomination de Kevin Warsh suggère une orientation potentiellement plus accommodante à moyen terme, même si la structure collégiale de la Fed en limite les effets immédiats. Pour les investisseurs, le message reste relativement stable, un environnement de taux appelé à baisser progressivement, une économie américaine solide et des entreprises capables de soutenir la dynamique des marchés. Dans ce cadre, la discipline, la diversification et une vision de long terme demeurent les meilleurs alliés pour traverser 2026.
🏠 Fiscalité : Bourse, retraite, épargne salariale : ces gains qui échappent encore à la hausse de la CSG
Depuis le 1er janvier, la hausse de la CSG est venue alourdir la fiscalité de nombreux placements. Le taux passe de 9,2 % à 10,6 %, ce qui porte les prélèvements sociaux à 18,6 % et la flat tax à 31,4 %. Sur le papier, la règle semble simple. Dans les faits, elle est beaucoup plus nuancée. Certains gains, parfois anciens, parfois logés dans des enveloppes bien précises, continuent d’échapper à cette hausse grâce à un mécanisme discret mais toujours actif : celui des taux historiques. Un héritage fiscal qui concerne notamment la bourse, l’épargne retraite et l’épargne salariale, et qui peut faire une vraie différence au moment du déblocage.
Une hausse de la CSG qui ne touche pas tous les placements de la même manière
L’augmentation de la CSG s’inscrit dans une logique classique de financement de la protection sociale. Ce n’est ni la première, ni sans doute la dernière. En revanche, la réforme entrée en vigueur en 2026 introduit un traitement différencié selon la nature du placement et, surtout, selon son ancienneté.
D’un côté, certains supports restent totalement à l’abri. Les livrets réglementés comme le Livret A ou le LDDS demeurent exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux. Les contrats d’assurance-vie, les contrats de capitalisation ou encore l’épargne logement continuent également de bénéficier de règles spécifiques, avec une fiscalité souvent plus douce que celle des placements détenus en compte-titres.
De l’autre côté, les enveloppes comme le compte-titres, le PEA, le plan d’épargne retraite ou l’épargne salariale sont désormais soumises au nouveau taux de CSG. Mais là encore, la réalité est plus subtile. Tous les gains ne sont pas logés à la même enseigne, notamment lorsqu’ils ont été constitués avant certaines réformes clés.
Le principe des taux historiques, une mécanique encore bien vivante
Pour comprendre pourquoi certains gains échappent à la hausse actuelle, il faut revenir à la notion de taux historiques des prélèvements sociaux. Ce mécanisme repose sur une idée simple : lorsqu’un gain n’est taxé qu’au moment de sa sortie, le taux appliqué peut être celui en vigueur à l’époque où ce gain a été généré, et non celui en vigueur au moment du retrait.
Concrètement, si un revenu financier a été constitué il y a quinze ans, il peut rester soumis aux prélèvements sociaux de l’époque, même s’il est encaissé aujourd’hui. Cette logique concerne uniquement certains produits d’épargne, ceux dont la fiscalité est différée dans le temps, contrairement au compte-titres où les gains sont taxés chaque année.
Avec le temps, le calcul est devenu très technique. Les gains anciens produisent eux-mêmes de nouveaux gains, ce qui oblige à une décomposition fine des performances. Cette complexité est gérée directement par les établissements financiers, sans intervention de l’épargnant. Mais l’enjeu est réel : quelques points de prélèvements sociaux en moins peuvent représenter plusieurs milliers d’euros à long terme.
Ce qui a changé depuis la réforme de 2018
La grande rupture remonte à la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018. À cette occasion, le législateur a décidé de mettre fin, pour l’avenir, à l’application des taux historiques sur plusieurs produits d’épargne exonérés d’impôt sur le revenu, comme le PEA, le PEE ou le Perco.
Pour éviter une remise en cause constitutionnelle, un dispositif transitoire a été mis en place. Les gains acquis avant certaines dates clés ont été protégés. C’est ce mécanisme, souvent qualifié de clause du grand-père, qui continue aujourd’hui à produire ses effets, y compris après la nouvelle hausse de la CSG.
Autrement dit, même si la règle générale a disparu, ses conséquences restent bien visibles pour les placements ouverts ou alimentés avant 2018. Ce sont eux qui bénéficient encore, partiellement, des anciens taux de prélèvements sociaux.
Le cas particulier des PEA, entre ancienneté et date d’ouverture
Le plan d’épargne en actions illustre parfaitement cette logique à plusieurs vitesses. Trois situations principales coexistent.
Pour les PEA ouverts depuis plus de cinq ans au 1er janvier 2018, les gains acquis avant cette date restent soumis aux taux historiques. Peu importe que l’épargnant retire son argent aujourd’hui, cette fraction de la performance conserve l’ancien régime social.
Pour les PEA qui avaient moins de cinq ans d’existence au 1er janvier 2018, la règle est plus restrictive. Les taux historiques s’appliquent uniquement aux gains acquis pendant les cinq premières années du plan. Une fois ce délai dépassé, les gains plus récents basculent sous le régime des prélèvements sociaux en vigueur au moment du retrait.
En revanche, les PEA ouverts à partir du 1er janvier 2018 n’ont plus accès à ce mécanisme. L’intégralité des gains est soumise au taux de prélèvements sociaux applicable au moment du dénouement, soit aujourd’hui 18,6 %, avec la possibilité que ce taux évolue encore à l’avenir.
Épargne salariale : des avantages encore visibles pour les anciens versements
Les plans d’épargne entreprise et interentreprises obéissent à une logique proche. Les plus-values issues de versements effectués avant 2018 conservent les taux historiques de prélèvements sociaux. Il en va de même pour les gains générés pendant la période de blocage de cinq ans, lorsque les versements avaient été réalisés avant la réforme.
En revanche, pour les plans ouverts depuis 2018 ou pour les versements effectués après cette date, le nouveau taux de prélèvements sociaux s’applique pleinement lors du déblocage. Là encore, l’ancienneté du placement joue un rôle central dans la fiscalité finale.
Les anciens dispositifs de retraite collective, comme les Perco, bénéficient eux aussi de règles transitoires. Les gains issus de versements antérieurs à 2018 peuvent conserver les taux historiques, y compris en cas de transformation ultérieure en plan d’épargne retraite collectif, sous certaines conditions.
Une complexité fiscale qui peut devenir un atout patrimonial
Ces règles peuvent sembler techniques, voire obscures. Pourtant, elles offrent un avantage réel aux épargnants concernés. Dans un contexte de hausse progressive des prélèvements sociaux, conserver des enveloppes anciennes peut s’avérer fiscalement pertinent.
Cela renforce l’intérêt d’une approche globale et cohérente du patrimoine. Avant de fermer un ancien plan, de transférer une épargne salariale ou de débloquer un placement, il est utile d’identifier précisément la part des gains encore protégée par les taux historiques. Dans certains cas, le simple choix du moment ou de la modalité de sortie peut avoir un impact significatif sur la fiscalité finale.
La hausse de la CSG ne frappe pas tous les gains de la même manière. Derrière une augmentation en apparence uniforme se cachent de nombreuses exceptions, héritées des réformes passées. Bourse, épargne retraite et épargne salariale recèlent encore des poches de performance partiellement préservées, à condition que les placements aient été constitués suffisamment tôt. Dans un environnement fiscal de plus en plus mouvant, comprendre ces mécanismes devient un véritable levier d’optimisation patrimoniale, et rappelle qu’en matière d’épargne, l’ancienneté peut parfois valoir bien plus que le rendement affiché.
💸 Les annonces d’entreprises à noter de la semaine :
Des actionnaires de LVMH demandent de la clarté sur la succession de Bernard Arnault. LVMH qui affiche des résultats en baisse après une année agitée.
La Libye va signer un accord de développement pétrolier de 25 ans avec TotalEnergies et ConocoPhillips pour attirer plus de 20 MdsUSD d'investissements.
Volkswagen ne poursuivra pas son projet de construction d'une usine Audi aux États-Unis tant que les droits de douane sur les véhicules automobiles ne seront pas réduits, selon son PDG Oliver Blume.
Amazon prévoit de lancer une nouvelle phase de suppression de 14 000 postes dans le cadre de son plan de réorganisation, qui prévoyait 30 000 réductions d'emplois.
Ubisoft envisage de supprimer jusqu'à 200 postes à son siège en France.
Ford et General Motors seraient en pourparlers avec First Brands au sujet d'un financement de sauvetage, selon le FT.
Meta va tester des abonnements premium sur Instagram, Facebook et WhatsApp, révèle TechCrunch.
Nvidia lance des modèles d'IA pour les prévisions météorologiques.
ASML prévoit pour 2026 un chiffre d'affaires net compris entre 34 et 39 milliards d'euros et une marge brute comprise entre 51 et 53%. Le groupe lance un programme de rachat d'actions.
Google annonce le lancement d'AI Plus dans 35 nouveaux pays et territoires, dont les USA.
Softbank en pourparlers pour investir jusqu'à 30 milliards de dollars supplémentaires dans OpenAI, selon le WSJ.
Sanofi vise pour 2026 une croissance de son bénéfice par action légèrement supérieure à celle des ventes (en hausse d'un "taux élevé à un chiffre").
STMicroelectronics vise une hausse de revenu au T1 en glissement annuel.
La tension serait forte entre Carrefour et les franchisés Promocash, selon La Lettre.
Alexander McQueen pourrait licencier un tiers de ses salariés italiens, selon les syndicats, dans le cadre de la restructuration des activités de Kering.
Nokia prévoit un bénéfice d'exploitation de 2 à 2,5 milliards d'euros pour 2026.
Samsung Electronics annonce une hausse record de son bénéfice d'exploitation au T4.
Toyota Motor affiche des ventes mondiales de véhicules en hausse de 4,6% en 2025, à 11 322 575 unités.
Alten publie un chiffre d'affaires en baisse en 2025, malgré une petit embellie au T4.
Adidas a réalisé un chiffre d'affaires en hausse de 13% et un résultat opérationnel en hausse de près de 54% en 2025.
Perplexity signe un contrat de 750 millions de dollars avec Microsoft pour des services cloud basés sur l'IA, selon Bloomberg.
Air India commande 30 Boeing.
ByteDance et Alibaba s'apprêtent à lancer leurs nouveaux modèles d'IA respectifs, selon The Information.
Source : Les Echos, Investir, Investing, ZoneBourse, Reuters, ABC Bourse